Site internet gratuit pour un artisan : ce que le « gratuit » coûte vraiment
Par Julien, Confio · · 5 min de lecture
Oui, un artisan peut publier un site internet gratuit. Le prix affiché est de 0 €, mais le site coûte quand même : des heures pour le construire et le tenir à jour, une adresse qui n’est pas la vôtre, des mentions légales à rédiger vous-même et, selon l’outil, de la publicité sur vos pages. Un site gratuit convient pour tester ou pour une activité occasionnelle. Dès que le téléphone doit sonner grâce à Google, il vaut mieux compter le vrai coût.
Que donne un site gratuit, concrètement ?
Un outil gratuit vous fournit un gabarit, un éditeur en ligne et un hébergement. Vous écrivez les textes, vous choisissez les photos, vous placez votre numéro de téléphone, puis vous publiez. Pour un site d’une page, une soirée peut suffire.
Ce que l’offre gratuite ne fait pas à votre place : choisir les mots que vos clients tapent, régler la fiche Google, relire les mentions légales, garder le site à jour quand votre tarif ou votre zone change.
Quels sont les coûts cachés d’un site gratuit ?
Quatre postes reviennent presque toujours.
1. L’adresse. Par défaut, le site vit à l’adresse de l’outil. Sur Google Sites, par exemple, l’aide officielle indique qu’on peut relier un domaine personnalisé, et qu’un site relié à un domaine personnalisé n’est plus hébergé sur sites.google.com. L’adresse à votre nom (monentreprise.fr) a donc un coût, celui du nom de domaine : chez Confio, environ 10 à 20 € par an après la première année. Sans elle, votre adresse change le jour où vous changez d’outil, et tout ce qui pointait vers l’ancienne ne mène plus nulle part.
2. La publicité de l’outil. Certains outils affichent leur propre bannière sur les sites gratuits. Vérifiez avant de publier, sur un site réel hébergé par l’outil, ce que voit un visiteur. Et si des traceurs publicitaires sont installés, Service-Public.fr rappelle qu’ils nécessitent en principe le consentement préalable de l’internaute : un bandeau de consentement devient alors nécessaire.
3. Les mentions légales. Elles restent à votre charge, gratuites ou non. Un site professionnel doit permettre d’identifier son responsable et son hébergeur. Pour un entrepreneur individuel, la liste exacte est sur la fiche de Service-Public.fr. Notez aussi qui est l’hébergeur : c’est l’outil que vous utilisez.
4. Votre temps. C’est le poste le plus lourd. Une soirée pour publier, puis chaque modification (nouveau tarif, nouvelle ville, nouvelles photos) passe par vous, le soir ou le week-end. Mettez un prix sur une heure de votre temps : un plombier qui facture 50 € de l’heure et passe trois soirées sur son site a déjà dépensé 450 €, à peu près le prix d’un site Essentiel (499 € HT chez Confio, voir les offres et les prix). Ce chiffre n’est qu’un exemple de calcul, à refaire avec votre propre taux horaire.
Un site gratuit peut-il apparaître sur Google ?
Oui, il en a la possibilité. Le guide de démarrage de Google explique qu’en général, il suffit de publier son site sur le Web pour qu’il puisse être trouvé, et précise que Google ne peut garantir l’indexation d’un site précis. Le guide ajoute que le nom de domaine et les mots dans l’adresse ont très peu d’effet sur le classement. Ni le prix du site ni l’extension du domaine ne décident donc de votre place.
Pour un artisan qui cherche des clients dans sa ville, la place se joue ailleurs : un site qui répond aux questions des clients (quoi, où, combien de temps, comment vous joindre), une fiche Google complète et des avis. La fiche est l’étape que l’on oublie le plus souvent avec un site gratuit : l’article sur la création d’une fiche Google en détaille les étapes et les pièges.
Quand le gratuit suffit-il, et quand payer devient plus malin ?
Voici trois situations types, pas des clients réels.
Une menuisière de Quimper qui démarre le week-end. Elle a un emploi à côté et veut seulement une adresse à donner aux voisins et à la famille. Un site gratuit d’une page, avec son numéro et trois photos, lui suffit pour tester pendant quelques mois.
Un couvreur de Metz dont les chantiers viennent du bouche-à-oreille. Il veut une page à montrer aux clients qui demandent « vous avez un site ? ». Le gratuit dépanne, à condition de brancher un nom de domaine à lui pour ne pas changer d’adresse plus tard.
Une coiffeuse à domicile de Toulouse qui veut des appels via Google. Elle a besoin d’une fiche Google complète reliée à un site avec ses prestations, ses villes et un téléphone cliquable. C’est du travail suivi : textes, photos, avis, mises à jour. Ici, déléguer coûte moins cher que d’y passer ses soirées.
Un repère simple : si le site doit vous rapporter des appels, comptez son prix en heures de travail avant de le trouver gratuit. Si un prestataire vous propose un site « à 0 € », demandez ce que vous payerez ensuite : abonnement, hébergement, nom de domaine, qui possède le site si vous partez. Notre article sur le prix d’un site internet d’artisan liste les dix questions à poser.
Que fait Confio, et comment le voir sans payer ?
Confio ne propose pas de site gratuit. La formule Essentiel est à 499 € HT en paiement unique : le site, la fiche Google complète, la collecte d’avis, l’hébergement et le nom de domaine la première année (dans la limite de 20 €). Le site appartient au client, sans abonnement obligatoire. À titre d’exemple de rendu, vous pouvez regarder la démo d’un site de plombier.
Que faire aujourd’hui ?
Prenez dix minutes et notez trois chiffres : le nombre d’heures que vous seriez prêt à passer sur un site, votre taux horaire, et le nombre d’appels que vous aimeriez recevoir grâce à Google. Si le produit des deux premiers dépasse déjà le prix d’un site professionnel, ou si le troisième est un vrai objectif, le gratuit n’est pas le bon choix. Pour voir à quoi ressemblerait votre site avant de décider, demandez une maquette gratuite.