Créer une fiche Google pour son entreprise : les étapes et les pièges
Par Julien, Confio · · 4 min de lecture
Créer une fiche Google pour son entreprise est gratuit, et le formulaire de départ est court. Ce n’est pas lui qui pose problème : tant que la fiche n’est pas validée, les clients ne la voient pas, et ce sont le nom, la catégorie et les informations incomplètes qui font suspendre ou mal classer les fiches d’artisans.
Quelles sont les grandes étapes pour créer sa fiche Google ?
Depuis un compte Google, vous renseignez le nom de l’entreprise, sa catégorie, si vous recevez du public ou non, la zone que vous desservez, votre téléphone et votre site. Vient ensuite la validation, qui seule rend la fiche visible.
Chacun de ces champs a ses règles chez Google, et c’est là que se jouent la suspension ou le classement. Deux points à savoir avant de commencer : si une fiche existe déjà à votre nom, il faut la revendiquer et non en créer une seconde ; et si vous travaillez chez les clients sans local, vous ne donnez pas d’adresse, seulement une zone desservie.
Pourquoi ma fiche n’apparaît-elle pas sur Google après l’avoir créée ?
Parce qu’elle n’est pas validée. Google l’écrit sans détour : les clients ne peuvent trouver la fiche qu’une fois la validation effectuée. C’est aussi l’étape la plus longue. Google peut examiner les informations jusqu’à cinq jours ouvrés, et si la validation passe par courrier, le code arrive en général sous 14 jours et expire au bout de 30. Pendant l’attente, toute modification du nom, de l’adresse ou de la catégorie peut tout relancer.
Quelles erreurs font suspendre ou mal classer une fiche ?
Cinq pièges reviennent, et Google les documente.
Un nom « optimisé ». Le nom doit être le nom réel de l’entreprise. Google interdit d’y ajouter un slogan, des horaires, un téléphone, ou des informations sur les services ou la localisation. Un nom qui enfreint ces consignes peut entraîner la suspension de la fiche.
Une catégorie choisie comme un mot-clé. Google demande de choisir le moins de catégories possible, le plus précisément possible, en se demandant ce que l’entreprise est plutôt que ce qu’elle propose. Prendre la catégorie d’un métier voisin pour attirer plus de recherches est une erreur.
Une description pleine de liens et de prix. Dans la description, Google refuse les promotions, les prix et les liens : « aucun lien quel qu’il soit n’est autorisé ».
Plusieurs fiches pour le même établissement. Google attend une seule fiche par établissement.
Une fiche à moitié remplie. Les établissements aux informations complètes et exactes ont plus de chances d’apparaître dans les résultats à proximité, selon Google : horaires à jour, y compris les jours fériés et fermetures exceptionnelles, photos et réponses aux avis.
Que regarde Google pour classer une fiche locale ?
Trois choses : la pertinence (la fiche correspond-elle à la recherche), la distance (où est la personne qui cherche) et la notoriété (réputation de l’entreprise, sites qui renvoient vers elle, nombre d’avis). Google précise que plus vous avez d’avis et de bonnes notes, mieux vous êtes classé, et qu’il n’existe aucun moyen de payer pour monter.
Vous ne contrôlez pas la distance, mais vous contrôlez le reste. Une fiche complète, des photos de vos chantiers, des réponses aux avis et un site cohérent avec la fiche jouent sur la pertinence et la notoriété. C’est pour cela qu’une page métier comme celle d’un plombier reprend exactement le nom, le téléphone et la zone de la fiche.
Combien de temps cela demande-t-il vraiment ?
Remplir le formulaire est rapide. Le reste est un travail suivi : sécuriser la validation, choisir une catégorie juste, écrire un descriptif sans contenu interdit, ajouter des photos, tenir les horaires à jour, répondre à chaque avis. Pour un artisan en plein chantier, c’est ce suivi qui saute en premier. La fiche n’est d’ailleurs qu’une des façons de trouver des chantiers, avec le bouche-à-oreille et les plateformes. Reste à savoir si elle suffit : voir site internet ou fiche Google.
Trois situations types :
Un couvreur de Rennes sans local. Il intervient chez les clients, n’indique donc pas d’adresse et doit valider par courrier. Il lui faut surveiller la boîte aux lettres et ne rien modifier avant l’arrivée du code, sous peine de recommencer.
Une électricienne de Toulouse qui a ajouté « urgence 24h/24 » dans le nom. Sa fiche risque la suspension. Elle remet le nom réel de l’entreprise, et place l’information d’urgence là où elle a sa place : sur son site.
Un plombier de Nîmes dont l’ancien associé a créé une fiche. Il retrouve une fiche existante à son nom. Au lieu d’en créer une seconde, il en revendique la propriété. Une fois la fiche récupérée, elle doit renvoyer vers un site à jour, comme cette démo de site de plombier.
Dans les formules Essentiel et Business, Confio livre la fiche Google complète (photos, services, zone, questions) et met en place la collecte d’avis par QR code.
Que faire aujourd’hui ?
Cherchez le nom de votre entreprise sur Google Maps. Si une fiche existe, vérifiez le nom, la catégorie, le téléphone et les horaires au regard des pièges ci-dessus. Si elle n’existe pas, ou si vous préférez qu’on s’en occupe, demandez une maquette gratuite.